Présentation

Commentaires

Ressources et liens

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 17:44
Le saturnisme : une "maladie de la misère" qui ne devrait plus exister..

Le saturnisme fait partie des nombreuses maladies courantes qui ne devraient plus exister. Il est dû à une ingestion de quantités importantes de plomb, provoquant une dégradation des fonctions cérébrales, laquelle entraîne une perte significative des aptitudes intellectuelles ainsi que des troubles psychologiques. Les enfants sont particulièrement sujets au saturnisme. Ses effets sont presque toujours irréversibles


Le plomb est présent en quantité importante dans la tuyauterie et dans la peinture recouvrant les murs des logements construits avant 1948. Par conséquent, le saturnisme est avant tout une "maladie de la misère" qui frappe les familles qui sont entassées dans les centaines de milliers de taudis qui se trouvent répartis sur tous les grands centres urbains français. A Paris, où 5000 cas de cette maladie ont été signalés depuis 1992, le problème est particulièrement grave.


Face à ce fléau, les autorités municipales ont fait preuve d’une négligence tout à fait scandaleuse. Malgré le fait que des concentrations de plomb anormalement élevées sont signalées par le laboratoire d’hygiène de la ville de Paris, les familles sont le plus souvent laissées sur place. Dans la rue Saint Maur, par exemple, des familles avec des enfants en bas âge vivent depuis plus de cinq ans dans des immeubles à forte présence de plomb. Les enfants sont tout simplement en train de s’intoxiquer au vu et au su des autorités municipales, qui de ce fait nous semblent se rendre coupables de "non-assistance à personne en danger".

Souvent, les habitants des immeubles à forte toxicité, soit ne comprennent pas le danger, soit s’y résignent. Le saturnisme est une maladie insidieuse, dont les symptômes ne se manifestent pas brutalement. La présence du plomb est indécelable par simple observation. Sa détection présuppose des connaissances qui ne sont pas données à tous. D’où l’urgence d’une intervention énergique et dotée de moyens suffisants, de la part des pouvoirs publics.

Un communiqué publié dans le journal officiel précise que, pour lutter contre le saturnisme, "depuis le 1er janvier 1998, l’APAVE parisienne est en mesure d’effectuer rapidement sur place un diagnostic à l’aide d’un analyseur portable par fluorescence X." D’autres dispositions étaient prises par la loi contre l’exclusion du 29 juillet 1998, donnant aux préfets les moyens d’agir dans l’urgence, lorsqu’il est constaté qu’un enfant est intoxiqué ou qu’un immeuble présente un risque d’intoxication au plomb. Or, il s’avère que sur les 500 bâtiments à risque qui ont été signalés à la Préfecture, seulement vingt-six (en décembre 2000) ont fait l’objet d’un diagnostic, faute de personnel et de financements adéquats.

Les 500 bâtiments en question ne sont sûrement pas non plus les seuls à poser problème, car aucun dispositif de dépistage systématique n’a été mis en place, et il n’existe pas en conséquence de cartographie des logements atteints. La ville de Paris, "capitale culturelle du monde", peut se vanter de compter 120 000 logements officiellement qualifiés de vétustes. N’y en a-t-il vraiment que 500 qui comportent un risque de saturnisme ? Même en cas de diagnostic de risque de saturnisme, aucune loi n’oblige les familles à déménager en cas de diagnostic de toxicité et, de toute évidence, les autorités municipales ne sont pas pressées de leur trouver d’autres foyers.

Même lorsque des travaux de désintoxication sont entrepris, ils se font parfois dans des conditions inhumaines et totalement inacceptables. Au 5, rue du Rhin, les quinze familles et soixante enfants habitant à cette adresse ont été touchés par le saturnisme. Une équipe d’ouvriers a été mobilisée pour faire enlever toute la peinture de l’immeuble. Cependant, alors que les ouvriers sont protégés par des masques et des vêtements appropriés, les travaux se font au milieu des occupants, qui respirent depuis plusieurs semaines la poussière générée par le ponçage, poussière dont la toxicité en plomb est cinquante fois supérieure au taux autorisé.

Nous devons exiger un plan d’urgence anti-saturnisme, comprenant le relogement immédiat et sans frais de toutes les personnes habitants dans des logements à risque, accompagné d’une prise en charge médicale d’urgence des enfants atteints ou à risque, et ceci sur l’initiative des pouvoirs publics au cas où les parents n’en feraient pas la demande. Il faut aussi exiger un dépistage systématique de tous les logements anciens et le lancement de travaux pour éradiquer le plomb des tuyaux et des surfaces.

La loi contre l’exclusion précise que "si un diagnostic révèle la présence de plomb, des travaux doivent être réalisés en urgence dans le mois qui a suivi la notification au propriétaire de la présence de plomb dans le logement. En cas de carence du propriétaire, le préfet doit faire effectuer les travaux en mobilisant un fonds d’intervention d’urgence, l’État se retournant ensuite contre le propriétaire." La mise en application de cette mesure serait déjà un pas en avant. Mais le problème du saturnisme et des mauvaises conditions de logement pose avant tout la nécessité de lancer un programme massif de construction de logements sociaux.

La pénurie de logements fait grimper les loyers et les prix au mètre carré, ce qui fait le bonheur des propriétaires, et notamment des grandes sociétés du secteur immobilier. Encore un exemple de comment le profit privé est incompatible avec le bien-être social.

 


Greg Oxley

Source
Par biopsy - Publié dans : News
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 17:37

  De la misère humaine en milieu publicitaire
 
     

 

La publicité ne cesse d’étendre son empire. Nous sommes chaque jour soumis à plus de trois mille messages publicitaires. Jusqu’où ira ce bombardement ?

En France, plus de vingt milliards d’euros sont investis par an en publicité – trente fois plus que le budget du ministère de l’Environnement ! Qu’y a-t-il là de si décisif pour qu’on y consacre tant d’argent, de talent et d’énergie ? C’est que la croissance est indispensable pour entretenir la santé de l’économie. Or, on ne peut produire toujours plus de marchandises sans produire en même temps les envies qui permettent de les écouler. Les publicitaires sont chargés de nous inoculer ces envies. Non seulement on nous somme de participer à la production croissante de marchandises, mais avec la publicité nous sommes tenus d’en assurer l’écoulement, jusqu’à la nausée. Le groupe Marcuse explique que le système publicitaire est indispensable à l’expansion du consumérisme et du productivisme, dont les conséquences sont catastrophiques pour les hommes comme pour la nature. La publicité est le carburant idéologique de ce saccage : elle nous incite sans cesse à consommer tout en nous aveuglant sur les conséquences de cette hyperconsommation. Il ne faut donc pas en rester à une critique moralisante des « excès » de la publicité. Il faut plutôt s’attacher à comprendre comment elle diffuse un mode de vie qui contribue à l’appauvrissement de la vie. Les excès si décriés apparaîtront alors sous leur jour véritable : les dernières percées d’une offensive qui, depuis trop longtemps, participe à la dévastation du monde.

Source
Par parapsy - Publié dans : News
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 20:19
   

Dysfonctionnement érectile (ou impuissance sexuelle)
Le terme " impuissance" n'est plus guère utilisé par les médecins. Ceux-ci parlent plutôt de troubles d'érection ou de dysfonctionnement érectile, expressions qui font référence à l'incapacité d'obtenir et de maintenir une érection suffisamment rigide pour avoir une activité sexuelle satisfaisante.


Il faut savoir que, pour que l'on puisse parler de troubles de l'érection, cette incapacité doit se répéter constamment et durer depuis au moins trois mois. On ne parle donc pas de troubles de l''érection dans le cas d'un homme qui a connu un problème momentané qui ne s'est pas reproduit.

Le mécanisme de l'érection ne dépend pas de la volonté. Pour avoir une érection, un homme doit avoir été soumis à des stimulations sexuelles (caresses aux organes génitaux, fantasmes, etc.). L'érection dépend aussi du bon fonctionnement du système nerveux (qui véhicule les signaux de l'excitation), du système circulatoire (qui transporte le sang vers le pénis), ainsi que du pénis lui-même qui doit être intact. Il est donc facile de comprendre qu'un homme doit être en bonne santé pour avoir des érections.

Un homme ayant des troubles d'érection ou qui est carrément incapable d'en avoir peut très bien ressentir du désir, avoir un orgasme et éjaculer, soit par la masturbation, soit en frottant ses organes génitaux sur ceux de sa partenaire. Certains hommes arrivent même à engendrer un ou plusieurs enfants sans avoir d'érections suffisantes pour permettre la pénétration (leur conjointe devient enceinte parce qu'ils éjaculent sur la vulve ou à l'entrée du vagin). Par contre, comme l'érection fait partie intégrante de la réponse sexuelle normale, le trouble d'érection est considéré comme une anomalie et un symptôme possible d'une maladie sous-jacente.

Sujet encore tabou, les troubles d'érection sont pourtant fréquents : un homme sur 10 en souffre au cours de sa vie. À partir de la cinquantaine, le risque d'en être affecté augmente de façon nette. Le dysfonctionnement érectile peut être d'origine physiologique (dans 50 % des cas), d'origine psychologique ou mixte.


Dysfonctionnement érectile d'origine physiologique
  • rare chez l'homme de moins de 50 ans en bonne santé et plus fréquent chez l'homme âgé ;
  • disparition des érections nocturnes ou matinales ;
  • s'installe le plus souvent de façon graduelle, au fil des mois et même des années ;
  • incapacité (totale ou partielle) à obtenir ou à maintenir une érection quelles que soient les circonstances ;
  • est réversible dans beaucoup de cas.

Dysfonctionnement érectile d'origine psychologique
  • érections nocturnes ou matinales conservées ;
  • érection complète lors de la masturbation ;
  • trouble qui survient le plus souvent de façon subite ;
  • ne survient que dans certaines circonstances ;
  • ne semble associée à aucune maladie.


Dr Pierre Alarie, Médecin sexologue
Guide familial des maladies publié sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2001
21/07/2005


Egalement dans ce guide:
Introduction
Quelles sont les causes ?
Conseils pratiques
Quand consulter ?
Que se passe-t-il lors de l'examen ?
Quel est le traitement ?

Par parapsy - Publié dans : News
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus